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Les derniers quatuors de Beethoven ne cessent d’exercer une profonde fascination tant ils font preuve d’imagination mélodique et rythmique. À partir de son Douzième Quatuor à cordes, Beethoven abandonna la structure caractéristique en quatre mouvements et s’engagea dans de nouvelles voies. Les quatre musiciens s’échangent par exemple amicalement des lignes mélodiques, ce qui amène parfois l’auditeur à se demander qui est exactement en train de jouer. La sophistication contrapuntique, telle qu’elle se déploie dans la monumentale Grosse Fuge, est également mise en avant et trahit la fascination de Beethoven pour des compositeurs tels que Palestrina et Bach. Le Quinzième Quatuor à cordes, avec le très émouvant Heiliger Dankgesang, vous tiendra sans aucun doute en haleine, surtout dans l’interprétation proposée par le Quatuor Brodsky.