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Le Travail, une sculpture de Guillaume De Groot aujourd’hui disparue de l’espace public face à Kanal, constitue le point de départ du projet. Conçue en 1879 et coulée en 1890, cette allégorie du travail sert de fil conducteur à une exposition réunissant des archives et un chatbot expérimental qui relie l’histoire du travail à des questions contemporaines liées à l’intelligence artificielle, à l’automatisation et à la démocratie. Le titre de l’exposition fait référence au Salon de Monplaisir, la première “maison du peuple” de Bruxelles, qui se trouvait sur un site que le musée surplombe aujourd’hui. C’est là qu’au 19e siècle, le tisserand et dramaturge Jacob Kats organisait des représentations théâtrales et des réunions publiques pour sensibiliser les travailleurs à leurs droits.
Autour de cette installation, une série de marches publiques se déploie dans le quartier du canal. Des organisations socioculturelles locales œuvrant pour l’inclusion et le droit au travail y jouent un rôle central. Ensemble, les participant·es s’interrogent: l’accélération induite par l’IA rend-elle le droit à l’existence plus urgent encore?
Artistes, chercheur·euses et habitant·es du quartier rejoignent les publics à l’occasion de sept marches pour explorer des thèmes tels que le travail, la propriété, la technologie, le collectif, la justice sociale, les droits humains et l’art comme outil d’émancipation. La marche devient ainsi une méthode de partage des savoirs, d’échange d’expériences et d’imagination de nouvelles formes de citoyenneté.
Le projet s’achève avec le Banquet of Ideas, un symposium qui poursuit les discussions entamées pendant les marches. En reliant passé et futur, 7 Walks (Salon Monplaisir) ouvre un espace de réflexion sur la place du travail, de la technologie et de la démocratie dans une société en pleine mutation. Il invite le public à réfléchir non seulement au monde dont nous héritons, mais aussi à celui que nous souhaitons construire ensemble.