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Miet Warlop

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Avec tous ces pavillons, certains pays peinent à se démarquer. Pas la Belgique.” – The New York Times

La performeuse et artiste Miet Warlop présente à Kanal son œuvre saluée par la critique, conçue pour le Pavillon belge de la 61e Biennale de Venise. Elle transforme l’espace d’exposition en une arène électrisante où s’entrechoquent langage et musique. Des mots moulés en plâtre y circulent: transportés, transmis, entrainés puis brisés. Des musicien·nes interprètent ces fragments lyriques, qui se mêlent pour former la partition émotionnelle de IT NEVER SSST.
Dans cet univers tourbillonnant, les mots perdent leur sens premier. Dispersés sur des étagères le long des murs, ils semblent abandonnés et livrés au passage du temps, comme les vestiges d’un ancien karaoké attendant le souffle d’une nouvelle interprétation.
Au fil d’une série de rituels, les performeur·euses oscillent entre le désespoir et le désir de se transcender pour atteindre quelque chose de plus juste, de plus beau. Avec une énergie débordante, iels affrontent la menace de la surcharge, révélant parfois leurs propres points de rupture.
Pendant l’exposition, un sculpteur local réalise et ajoute progressivement une série de reliefs muraux. Selon la technique traditionnelle du alto-rilievo, il modèle des fragments de la performance pour les transformer en reliefs, proposant une relecture classique de l’œuvre.
Pour Miet Warlop, une œuvre n’est jamais véritablement achevée: une vague artistique en appelle toujours une autre. Cette nouvelle création condense deux décennies d’une pratique multidisciplinaire foisonnante en une constellation polyphonique où musique, danse, sculpture et langage théâtral s’entrelacent.
Après avoir été présentée pendant sept mois à la 61e Biennale de Venise, IT NEVER SSST est accueillie à Kanal pour sa première présentation en Belgique. Le Pavillon belge est une commande de la Communauté flamande, produite par MORPHO, Irene Wool et Kanal – Centre Pompidou, sous le curatoriat de Caroline Dumalin.
Par les temps qui courent, on peut facilement avoir envie de taper du pied, de crier, de pleurer ou de frapper quelque chose avec un bâton. Au pavillon belge, toute cette tension se libère avec éclat.” – The Art Newspaper