Emmanuel Van der Auwera - 'The Sky is on Fire'

Expositions Art > Botanique
The Sky Is On Fire, la nouvelle exposition d'Emmanuel Van der Auwera au Botanique.Découvrez une installation vidéo monumentale qui interroge la culture numérique et la mémoire. Une expérience immersive déroutante.
Emmanuel Van der Auwera vit et travaille à Bruxelles.Emmanuel Van der Auwera effectue ses études en France à l'École supérieure d'Art de Clermont-Ferrand (2005-2008) puis au Fresnoy : Studio national des arts contemporains (2008-2010). Il devient lauréat d'un cours post-académique à l'Institut Supérieur des Beaux-Arts (HISK) de Gand (2014-2015) et lauréat du Prix Langui du Prix de la jeune Peinture Belge. Son travail a récemment fait l'objet d'expositions au WIELS (Bruxelles, Belgique), au Centre Pompidou (Paris, France), au Palais de Tokyo (Paris, France), au Centre pour l'art contemporain Luigi Pecci (Prato, en Italie), Ars Electronica (Linz, Autriche), Casino Luxembourg - Forum d'art contemporain (Ville de Luxembourg, Luxembourg) et Mu.ZEE (Ostende, Belgique), entre autres. Son travail a récemment été acquis par le Dallas Museum of Art (Dallas, TX, États-Unis) et le KANAL Center - Pompidou (Bruxelles, Belgique), Mu.ZEE (Ostende, Belgique) et par le Jordan Schnitzer Museum of Art (Eugene, OR, États-Unis). Au travers de ses séries de films, de Vidéo-Sculptures, de projets conceptuels et d'installations, l’artiste explore des filtres conceptuels et formels en jouant avec les procédés de représentation et de transmission d’images collectées et issues des médias de masse contemporains. Ces œuvres parviennent alors à susciter chez le spectateur une remise en question de la culture visuelle qui nous entoure.Le film "The Sky is on Fire", créé en 2019 et produit par le Botanique investira l’espace du Museum pour sa toute première présentation au public."The Sky is on Fire" interroge la culture numérique et la mémoire au moyen d'une reconstitution virtuelle du paysage urbain. A cette occasion le spectateur sera invité au cœur d’une expérience immersive qui le plongera au sein de la ville de Miami. Le film ausculte les ruelles de la ville de Miami, étrangement dévitalisée par l’usage d’une technologie qui permet de « scanner » les environnements à l’aide d’un smartphone, et procurant un rendu où ne subsiste que la surface des choses. Cette technologie s’apparente à de la photographie pliée et moulée en origami et procure une impression de réalité digitalisée, figée hors du temps, comme une forme de « backup » du monde. Une caméra explore et sonde la banalité de ces espaces reconstitués, tandis qu’en voix off résonne la voix d’un homme, Chaz, un habitant insomniaque de la ville.Capturé sur une plateforme de nouveau média où des anonymes interagissent en live avec des inconnus, cet enregistrement audio exprime la détresse d’un homme seul face à la réalité qui lui glisse entre les doigts. Dans la torpeur nocturne de cette époque troublée, Chaz digresse et se débat en un soliloque fiévreux, il parle de la permanence des choses, de la technologie et de ses pouvoirs, de ses échecs personnels. Dans sa voix et dans ses images résonne la promesse vide d’une époque.« We are temporary, but what we do is permanent »"The Sky is on Fire" fait partie d’un diptyque : la galerie bruxelloise Harlan Levey Projects présentera en même temps que le Botanique le second film, "The Death of K9 Cigo". L'artiste y aborde notre regard et notre conscience collectifs, reconstruisant une perspective implacable de cet événement (l’hommage rendu à K9 Cigo, un chien policier tué lors d’une fusillade en Floride) en éditant ensemble de nombreuses vidéos postées sur une plateforme sociale en direct de Miami.Dans le prolongement de ses films "Une certaine clarté", "Central Alberta», "Missing Eyes" et "Wake Me Up à 4 h 20" les deux films poursuivent les recherches de l’artiste belge sur les traumatismes, les témoignages et l’éducation aux médias à l’ère numérique.En septembre également, sera présentée dans l’exposition collective "Open Skies" du Wiels, l’installation d’Emmanuel Van der Auwera VideoSculpture "XX (The World’s 6th Sense)".