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Piliers du post-punk britannique, shame s’impose depuis ses débuts comme l’un des groupes live les plus incandescents du Royaume-Uni. Nés à South London et formés à l’adolescence, Charlie Steen, Sean Coyle-Smith, Eddie Green, Josh Finerty et Charlie Forbes ont rapidement bâti une identité faite d’énergie brute, d’humour et d’une écriture aussi incisive que cathartique.
Avec Cutthroat, produit par John Congleton, le quintet ouvre un nouveau chapitre. Plus frontal et dépouillé, l’album scrute sans fard l’absurdité contemporaine — lâcheté, désir, hypocrisie — tout en jouant de paradoxes et d’ironie mordante. Porté par des guitares abrasives et des touches électroniques issues des expérimentations scéniques de Coyle-Smith, le disque capture un son nerveux, instable, à l’image du monde qu’il reflète.
Toujours dans la vingtaine, le groupe aborde Cutthroat comme un redémarrage féroce — plus drôle, plus provocant et plus affûté que jamais. Sur scène, leur décharge émotionnelle devient un moment de vérité totale : directe, nerveuse, impossible à ignorer.