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Stephan Balleux et Porz an Park - Bounce

Expositions Art > Botanique
Suite à la performance donnée par Cédric Dambrain dans le cadre de l'exposition monographique de Stephan Balleux La peinture et son double, au Musée d'Ixelles en 2014, les deux artistes ont souhaité développer leur collaboration et explorer un champ d'expression commun au sein du même cadre architectural : l’espace du Museum du Botanique.
Ce dernier agira non seulement en tant que médium de cohésion entre leurs deux disciplines mais aussi comme cadre indissociable de leurs propositions artistiques.Le titre de l’exposition, Bounce, attire l’attention sur la question du rebond, sur ce qui se produit dans le phénomène de la mise en relation : une perception agissante, où le spectateur est inclus comme élément indissociable de la proposition artistique. Cette exposition inédite, pensée comme une expérience, désigne la mise en relation comme l'un des enjeux fondamentaux de la question artistique actuelle. Porz An Park a.k.a Cédric Dambrain propose un enchevêtrement de sons diffusés dans l’espace au moyen de haut-parleurs directionnels et de réflecteurs. Cette trame complexe de stimulations sonores directes et réfléchies encourage le visiteur à explorer la structure spatiale du dispositif en même temps que sa propre perception. Les réflecteurs suspendus dans l’espace se présentent comme des monochromes noirs qui viennent soutenir visuellement l’effet produit par le son. Ils contribuent à plonger le visiteur dans une confusion contemplative dans laquelle la frontière qui sépare ‘Soi’ et ‘Autre’ s’efface un peu. Stephan Balleux présente plusieurs ensembles de peintures et de dessins qui se répondent comme au pinacle d’une partie de flipper. Les supports sont multiples : papier, cuivre, bois et toile. On y verra de grands tableaux figuratifs dont les sujets organiques font référence à la fluidité vitale (une mer déchaînée sans horizon, un perroquet rieur, une jungle écrasée de soleil, un jardin de nuit vide, un portrait énigmatique, une sculpture d’un dieu en marbre, un nid de frelons, etc.). Ensuite, le peintre propose un ensemble de peintures faussement abstraites que le spectateur doit décoder par les yeux. La stabilité des images et leur interprétation sont mises à l’épreuve : Comment apparaissent-elles ? Comment disparaissent-elles ? Comment sont-elles perçues et surtout comment le cerveau ne peut-il pas s’empêcher de les interpréter ? Volontairement lacunaires, la plupart des peintures sont pensées et exécutées pour être finalisées lorsqu’elles sont regardées par le spectateur. Juxtaposées aux peintures, des images trouvées et collectées dans des publications diverses, sorties de leur contexte de diffusion et exemptes de toutes légendes, sont soumises au même jeu d’association et d’interprétation. Les œuvres exposées ont été créées avant, pendant et après le premier confinement lié à la pandémie. Il en résulte un ensemble complexe qui fait écho aux incertitudes et instabilités que la pandémie a engendrées. Présent également dans les trois lieux de MAGMA (Triennale d’art contemporain d’Ottignies-Louvain-la-Neuve) avec une soixantaine de pièces dont une toile continue de 60 mètres de long, ainsi qu’à La Maison des Arts de Schaerbeek pour l’exposition « nuages », ces différents corpus mettent en lumière l’aspect complexe, fluide et organique en jeu dans son travailEditions limitées sur support vinyles comme œuvre à part entière de l'exposition. Les deux artistes ont chacun créé pour l'occasion deux pièces sonores sur support vinyle. Stephan Balleux propose une édition/œuvre limitée et inédite pour Bounce : un coffret comprenant un jeu de cartes constitué d’images trouvées et un disque vinyle. Intitulé « La Criée », la première face présente une liste de phrases écrites et déclamées par l’artiste, la seconde face propose un son découvert et enregistré de nuit dont le rythme aléatoire permet de rentrer dans un état de concentration intense. Tant les cartes que le son ont l’enjeu de susciter une sensation ou une image que chaque spectateur-trice peut sculpter elle-lui-même avec son imaginaire. Renfort à la volonté de créer une véritable expérience sensible, cette édition est une œuvre qui complète l’exposition et qui peut être vécue à domicile.Porz An Park propose quant à lui un double vinyle constitué de 13 miniatures électroniques. Chacune de ces vignettes consiste en une composition libre à base de sons conçus pour réaliser l’installation « Incidence of You », mais qui n’ont pas été retenus dans la version finale du dispositif. A la fois occulté et montré, ce matériel sonore (gravé sur du vinyle transparent) documente la face cachée d’un processus de création et explore divers phénomènes psychoacoustiques ou physiologiques contradictoires.